Reprise d’Altia : offres jusqu’au 12 septembre

La date limite de dépôt des offres de reprise du groupe industriel Altia, la maison mère de Caddie placée en redressement judiciaire début août, a été fixée au 12 septembre, selon un communiqué de la société publié lundi. Les repreneurs potentiels de la société holding Altia Industry et de ses filiales, qui emploient 3.500 personnes dans le monde dont un millier en France, doivent s’adresser à l’administrateur judiciaire Eric Bauland pour accéder aux comptes.

Le communiqué précise que six sociétés, déjà placées en liquidation judiciaire, sont exclues de cette procédure – Altia Le Chambon, Altia Metal & Plastic, Altia Angers, Altia Chasseneuil, Stéqual et la Société des Tourneballets. Après les déboires de sa filiale de fabrication de chariots Caddie, le groupe industriel Altia a fait placer en redressement judiciaire la quasi-totalité de ses entreprises le 4 août, dont certaines sont dans une situation très vulnérable.

Altia est particulièrement présent dans la sous-traitance automobile, dans l’électroménager et le secteur médical. Presque toutes les 48 entreprises du groupe sont concernées par la procédure, à l’exception de deux d’entre elles: Normatec, un fabricant de pièces métalliques, et la holding Altia Finance.
« L’objectif est d’avoir cédé tout le monde d’ici fin septembre », avait déclaré début août à l’AFP le directeur général de l’époque, Michel Rességuier, qui a démissionné depuis.

Altia est contrôlé à 20% par l’Etat à travers Bpifrance, la banque publique d’investissement, ainsi que le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA). Depuis juin, Bpifrance avait injecté 8 millions d’euros dans le groupe, selon M. Rességuier.